Lorsque Patrick Gache disparaît le 30 avril 1987 sur le trajet du camp de Moumelon à la gare,
l'information met plus de deux mois à parvenir aux enquêteurs. Les familles dénoncent «l'obstruction de l'armée».
Les gendarmes investissent la caserne, chambres et appartements, bloquent les militaires et listent 63 détraqués potentiels.
Une offensive ridiculisée par l'armée : un soldat disparu le 27 juillet, réapparaît le 12 septembre, planqué chez sa copine.
Ce cas de désertion dessert les gendarmes.
Octobre 1987, le ministre de la Défense, André Giraud, relaie la thèse de l'armée de terre, lors d'une visite dans la Marne :
«Les disparus de Mourmelon, c'est une blague ridicule.»
« Déséquilibres psychiques, réglements de compte et nombreux cas de désertion »
C'est l'explication lumineuse donnée en 1987 par Charles Pasqua, alors Ministre de l'intérieur, en réponse à une question écrite
posée à l'Assemblée Nationale par Monsieur Bruno Bourg-Broc, Député.